A la découverte d’un datacenter de Google

Google nous fait entrer par la petite porte pour accéder à un de ses datacenters – découverte de l’intérieur du monstre !

Les datacenters sont des endroits qui attirent la convoitise de nombreux sysadmin et autres passionnés, notamment pour savoir ce qui se cache derrière ces fameux « cloud » serveurs hébergés et dédiés.

 

C’est une visite assez rare – voici les informations à retenir :

  • Les datacenter de Google sont sécurisés de toute part : gardes, accès biométrique, utilisation de cartes magnétiques, respect d’ordre de passage et d’entrée en fonction des lieux
  • Le matériel réseau et serveur est « home-made », c’est-à-dire conçu et créé par Google (via ses filiales) pour assurer l’adaptabilité et la flexibilité à son système interne ; Ainsi, les techniciens / ingénieurs ont la main complète sur le matériel et le système, pour être encore plus efficace
  • Un datacenter = environ 75 000 machines qui tournent en même temps, H24, J7
  • La bande passante qu’un datacenter de Google peut délivrer est de 1 Pétabyte / seconde, ce qui est plus grand que l’internet entier !
  • Google B4 : relier les différents datacenter de Google entre-eux, sans passer par l’internet traditionnel que l’on utilise.
  • Le stockage physique dans les serveurs se fait sur des disques durs mécaniques et des SSD, comme des PC / serveurs traditionnels – Google a les mêmes problématiques que tout le monde  !
  • Refroidissement : Des « tours » sont créées exclusivement pour refroidir l’ensemble des serveurs. Un système de tuyauterie de couleur est utilisé pour les différents circuits (chaleur et refroidissement) – Indice énergétique un des plus bas au monde, en comptant les cafeterias. La chaleur des serveurs est récupérée pour alimenter différents circuits et être indirectement réutilisée pour refroidir les serveurs – paradoxal 🙂


Pour aller encore plus loin, Google propose une vidéo 360 degrés d’une bonne qualité pour vous immerger réellement dans le datacenter – C’est vraiment prenant de se « balader » à l’intérieur virtuellement !


Comme tout bon datacenter qui se respecte, des règles précises et des normes de sécurité sont appliquées – rien de nouveau de ce côté. Ce qui est intéressant de voir, c’est que Google préfère disposer de son propre matériel réseau et serveur pour assurer son système informatique / système d’information. Très peu d’informations à propos des spécificités matérielles de ces machines d’ailleurs,

Il aurait pu être intéressant de savoir sous quel OS fonctionne ces serveurs – Il est évident que ce n’est pas du Windows Server, mais est-ce un système à base de containers comme CoreOS ? Ou du LXC à foison sur des Debian – oui, soyons fous ?!

Vous pouvez trouver des informations et des réponses à ces adresses :

Julien H

Passionné depuis toujours par l'informatique, je transforme ma passion en expertise. J'utilise quotidiennement les outils et systèmes Microsoft. Je ne délaisse pas mon côté ouvert, notamment via l'utilisation des OS Debian et Archlinux. L'infosec m'ouvre les yeux sur les enjeux actuels et futurs de l'IT.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Fermer
Fermer