[Archlinux] Installer la distribution Archlinux (version 2017)

Le monde Unix (& Linux) est composé d’une pléthore de distributions pour tous les goûts, toutes les formes, toutes les architectures et bien plus encore…

Mise à jour de l’article le 14/12/2017

Cet article se base en très grande partie sur l’excellente procédure de Frederic BEZIES, à cette adresse : http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=15095
Il ne s’agit pas d’une copie, juste d’une interprétation personnelle.

J’utilise la distribution Debian, qui est simple, fiable, robuste, mais malheureusement pas assez mis à jour – pour l’exemple, le noyau Linux utilisé est le 3.6 alors qu’aujourd’hui le 4.15 est officiellement « stable » (les nouveaux kernels ont des options & fonctionnalités avancées, en plus de corriger de nombreux bugs), de nombreuses incompatibilités matériels notamment dû à la philosophie « Full open-source« .

Voici donc Archlinux, une distribution de geek, pour les geeks.

Ce qui m’a plu avec cette distribution, c’est son principe de mise à jour d’une part : On parle de « Rolling Release » : Les mises à jour se font dès qu’elles sont disponibles, et non pas à la fin d’une période spécifique comme les Service Pack de Windows. Les mises à jour sont pour la plupart testées, les risques sont donc mesurés mais toutefois plus importants que sur Debian (par exemple).

Avec la communauté dynamique & grandissante, de nombreux paquets sont présents et constamment mis à jour – Ainsi, il est possible de bénéficier de nouvelles fonctionnalités rapidement.

Enfin, l’intérêt même d’Archlinux réside dans sa personnalisation ; Il est possible de construire sa distribution facilement grâce aux Wiki officiel & tous les tutoriels disponibles sur le net. Il est ainsi possible d’avoir une distribution Linux modulaire à souhait.


I. Boot & préparation de l’installation d’Archlinux

Le démarrage de la machine se fait assez rapidement. Vous devriez arriver sur ce genre d’écran :

1°) Pré-requis – Mettre le clavier en français

Avant de se lancer dans les différentes étapes d’installation, il est préférable de mettre en Français (AZERTY) votre clavier.
Il suffit d’exécuter la commande suivante :

Votre clavier étant par défaut en « Qwerty« , il faudra saisir ces touches sur votre clavier Azerty :

Il n’y a pas de manipulations complémentaires pour l’instant vis-à-vis de la préparation. Passons immédiatement aux partitions.


II.  Partitionnement du disque dur

Nous allons attaquer une partie importante et lourde de conséquence sur le système. En effet, nous allons attaquer le formatage & le partitionnement de notre disque dur.

1°) Création du schéma de partition

Il existe plusieurs utilitaires pour partitionner votre disque. Pour que se soit le plus simple et intuitif possible, j’ai utilisé l’utilitaire « cfdisk« .
Lancez donc l’utilitaire avec la commande :

Une interface graphique va alors apparaître pour que vous puissiez gérer vos partitions.

Vous n’êtes pas obligé de passer par cette étape seulement si vous avez créer vos partitions avec un logiciel du type GParted. Toutefois, la suite de l’installation du système d’Archlinux restera la même.

Au démarrage du logiciel, vous vous retrouverez devant un premier choix, celui du type de schéma de partition à sélectionner. Par défaut, il faut sélectionner « DOS« . Cependant, si vous souhaitez installer votre système sur un disque dur disposant de 3 To ou plus, vous devrez choisir « GPT« .

Vous voyez donc votre disque dur vierge de toute partition dans la fenêtre. En bas de cette fenêtre, il y a des boutons, entre crochets, tels que « [  New  ] » « [  Write  ] » « [  Quit  ]« …

Sélectionnez l’espace libre disponible avec les flèches directionnelles « Haut » & « bas« , puis dirigez vous sur le bouton « [ New ] » avec les flèches directionnelles du clavier. Appuyez ensuite sur le bouton « Entrer » pour valider votre choix.

Lors de la création de mes partitions, j’ai décidé d’avoir des « zones » distinctes :

  • « /boot » – 200 Mo – : L’espace « boot » est, comme son nom l’indique, vous permettant d’installer tout le programme de boot (Grub2 dans notre cas) pour pouvoir démarrer le système.
    Il n’est pas nécessaire d’avoir une taille importante pour cette partition, 100 Mo sont suffisants.
  • « swap » – 512 Mo – : La partition swap n’est plus aussi importante qu’auparavant, compte tenu de la puissance que l’on a maintenant dans nos PC. Une Swap d’un Go fera largement l’affaire dans tous les cas.
  • Partition « extended » – elle va me permettre d’avoir la possibilité de manipuler plus facilement les partitions à l’intérieur. Il sera ainsi possible de faire des extensions / réductions de l’espace disque.
    • « / » (Racine système) – 15 Go – : Puisqu’une interface graphique sera installée, il est préférable d’avoir un minimum d’espace disque disponible, pour éviter de manquer d’espace.
      Le système en lui même ne prend que quelques Giga une fois installé (sans surcouche graphique, et avec un bundle de paquets essentiels à une utilisation de base)
    • « /home » (Dossiers personnels des utilisateurs) – 20 Go – : Cette taille est variable, selon votre disque dur et les besoins de vous / vos utilisateurs.
      Etant maintenant auto-hébergé, je ne prends qu’un faible espace disque pour mes données perso’, tout le reste est « ailleurs »… 🙂

Pour créer les partitions, il suffit d’entrer la taille de celle-ci, en Mo ou en Go (voir en To) :

  • 200M = 200 Mo ;
  • 1G = 1 Go = 1000M = 1000 Mo ;
  • 10T = 10 To = 10000G = 10 000 Go = 10000000M = 10 000 000 Mo.

Pour les partitions « boot » et « swap », choisissez le type « Primary » (maximum de 4) ; Pour la partition « étendue » (la partition qui va contenir toutes les autres partitions) il faut sélectionner le type « Extended ».

Une fois les partitions créées, vous devez modifier le type de la partition « Swap » ; Vous devez la formater en temps que type « swap ».
Pour initier cette configuration, déplacez vous sur la partition, puis cliquez sur « [ Type ]« .
Dans la liste qui vient de s’afficher, vous devrez choisir le type « Linux Swap/Solaris« , ayant comme code référence « 82« . Notez ce code puisqu’il faudra le saisir juste après avoir finit de dérouler la liste.

Lorsque la partition swap est définie, il faut maintenant vous diriger sur la partition « /boot« , et cliquer sur le bouton « [ Bootable ]« . Ainsi, la partition « boot » deviendra la zone d’amorçage pour que le système puisse démarrer.
Pour signaliser le boot, une petite étoile sera affichée dans la colonne « boot » à côté de la partition.

Si vous n’avez pas créé de partition « /boot », vous devrez rendre amorçable votre partition système, c’est à dire la racine « / ».

Les partitions sont maintenant définies, il faut enregistrer (écrire) le schéma de partition sur le disque ! Dirigez vous sur le bouton « [ Write ]« , pour sauvegarder les modifications précédemment effectuées. Il faut alors y saisir « yes » pour valider les changements.

Récapitulatif des partitions :

  • Partition type « Primaire » :
    • /dev/vda1 = Partition « /boot » ;
    • /dev/vda2 = « swap » ;
  • Partitions type « Extended » :
    • /dev/vda3 = partition « logique » – Inutilisable, puisqu’elle contient la partie « étendue » pour les autres partitions ;
    • /dev/vda5 = partition « / » ;
    • /dev/vda6 = partition « /home » ;
  • Partition « Swap » : type « 82 – Linux Swap / Solaris« 

Selon la configuration de vos disques, l’emplacement de l’installation, ou encore les autres partitions que vous avez sur votre système, les « /dev/sd… » peuvent être différents que dans l’exemple. Veillez-donc à retenir sur quel device est placé tel ou tel partition…

2°) Création des systèmes de fichiers

Créer les partitions c’est bien, créer le système de fichiers pour pouvoir utiliser les partitions, c’est mieux !

Linux dispose de différents type de système de fichiers, chacun ayant leurs fonctionnalités spécifiques et leur avantages.
Pour notre exemple, nous allons créer un système simple, sans partition chiffrée ou cachée. Le type de système de fichiers utilisé dans notre exemple est « btrfs » pour toutes les partitions. J’ai fais le choix de btrfs puisqu’il s’agit du futur – EXT4 est extrêmement robuste mais dispose de quelques lacunes pour nos systèmes actuels (espace, tolérance de pannes, metadata…) mais je souhaite utiliser autre chose.

Commençons par créer le système de la partition « /boot » : Il faut utiliser la commande « mkfs » pour pouvoir créer le système de fichiers. Cette commande doit être complétée par le type de système de fichiers qui sera utilisé, et enfin du device (chemin de répertoire) pour la future partition :

Cette commande est à répéter pour toutes les partitions ayant le même type de système de fichiers :

Les partition étant maintenant créées et leurs systèmes respectifs créés, il faut aussi créer la partie swap. La commande est quelque peu différente, mais le principe reste le même qu’une partition « normale ».

La swap étant maintenant créée et affectée au périphérique « /dev/vda2« , nous nous devons de l’activer dès maintenant :

3°) Montage des partitions système

Les partitions sont créées, les systèmes de fichiers sont eux aussi créés, il faut maintenant passer à l’étape fatidique avant l’installation : Le montage des espaces !
Alors oui, il faut dire « monter » une partition – Le montage consiste à démarrer une partition, et donc pouvoir l’exploiter.

Tout d’abord, le système à monter en priorité est l’OS en lui-même, ou plutôt, le noyau :

Notre système est maintenant monté, et utilisable ! Enfin utilisable… Tout est relatif, puisqu’il n’y a pas encore de système d’exploitation utilisable à proprement parlé…

Deux répertoires essentiels à toute distribution Linux doivent être créés, les dossiers « /boot » et « /home » :

… et ensuite, il faut monter ces dossiers pour pouvoir les exploiter et configurer le système correctement :


III. Installation

1°) MàJ du gestionnaire de paquets d’Archlinux

Avant de commencer cet étape, il est crucial d’effectuer quelques configurations pour avoir les dernières de version de paquets disponibles d’une part, mais aussi de les avoir (si possible) en français. Il faut donc mettre à jour la liste des miroirs d’archives :

La liste est assez impressionnante, disposant de très nombreux liens (donc serveur de paquets) disponibles partout dans le monde… Dans notre cas, nous n’avons pas besoin d’avoir autant de serveur à contacter lorsqu’il s’agit d’installer un paquet.
Commenter les miroirs étrangers qui ne sont pour la plupart pas spécialement utiles, en y ajoutant un dièse « # » devant chaque serveur « inintéressant« .

Garder les français (« France« ) et anglais (« United Kingdom« ), étant les plus proches au niveau géographique, et largement suffisant pour bénéficier des paquets récents. Vous pouvez si vous le souhaitez utiliser d’autres miroirs que ceux fournis ici dans ce fichier.

2°) Installation du système

Nous allons commencer par installer le système d’Archlinux en lui même, pour avoir une base à jour (bénéficiant des derniers paquets) & fiable pour une utilisation quotidienne.
Au début du lancement de l’utilitaire Pacman, les listes de miroirs de paquets d’Archlinux doivent être mises à jour – Le téléchargement et l’installation se font très rapidement.

Avec cette commande, vous aurez un système Archlinux à jour, disposant des dernières versions de paquets. De plus, vous aurez un système disposant des outils nécessaires à une utilisation bureautique quotidienne. En moyenne, il y a presque 250 Mo à télécharger dans les dépôts pour plus de 140 paquets.

Une fois le système installé, il est préférable d’y ajouter quelques paquets supplémentaires, notamment pour avoir un système utilisable rapidement après l’installation complète.

Les paquets que je vous présente sont tous là à titre indicatif – Il n’est pas nécessaire de tous les installer certes, mais ils vous seront utiles dans de nombreux cas… Croyez-moi ;-).
Je vous conseille l’installation de « bash-completion » : il vous permettra de compléter automatiquement votre ligne de commande en appuyant sur la touche tab de votre clavier.

3°) Installation du GRUB

Le GRUB correspond à la partition vous permettant de démarrer votre système d’exploitation, en montant les partitions, allumer les services et processus nécessaires pour l’initialisation d’Archlinux.

Le PC est prêt à être démarré une fois que le Grub est installé ! En effet, les partitions sont créées et montée, le fichier gérant ces partitions est configuré, le système de base est installé, et nous venons de terminer la création du système de démarrage !

Toutefois, il reste encore quelques étapes à effectuer avant de terminer l’installation et de redémarrer…

4°) Génération du fichier « fstab »

Qu’est ce que le fichier « fstab » ? via Wikipédia

Le fichier fstab (File Systems TABle) est la table des différents systèmes de fichiers […] sous Unix/Linux : il contient une liste des disques utilisés au démarrage et des partitions de ces disques.
Pour chaque partition, il indique comment elle sera utilisée et intégrée à l’arborescence du système de fichiers global (c’est-à-dire le point de montage)

La création se fait aisément – Un utilitaire est présent dans Archlinux (et même toutes les distributions Linux) pour générer ce fichier facilement :

Archlinux va travailler tout seul et créer se fichier selon votre configuration de disques & partitions que vous avez effectué au préalable.

5°) Chroot

Le « Chroot » permet d’effectuer des commandes dans une partie « insensible » au reste du système ; Si une commande s’exécute mal, et que le système « chrooté » se paralyse, il n’y aura aucun effets sur le système réel. Une sécurité de taille lorsque vous touchez à certains points techniques sous Linux !

Nous allons donc chrooter notre système dans la partition « /mnt« , qui est pour l’instant notre système fraîchement installé.

En regardant votre terminal de plus près, analysez ce qui a été modifié : Vous étiez précédemment connecté avec l’utilisateur « root », dans l’image ISO de votre installation. En « Chrootant » l’environnement, vous passez dans votre partition « /mnt » (votre partition système donc), et vous pouvez ainsi modifier / personnaliser votre système comme bon vous semble ! :-).
Attention toutefois à l’utilisation de certaines commandes


IV. Personnalisation du système

Dans cette partie, si les fichiers ne sont pas créer, créez-les.

1°) Définition de la langue système

Il faut modifier un fichier de configuration permettant de générer le langage de la machine… Ou plutôt, la langue de l’interface. Le fichier à modifier est « locale.gen » (dans /etc/) :

Dans ce fichier, toutes les langues supportés par Linux sont présentes. Par défaut, il n’y a aucune langue de décochée. Dé-commentez la ligne « fr_FR.UTF-8 UTF-8 ». Vous pouvez enregistrer & fermer le fichier une fois la modification apportée.

Les fichiers de configuration étant maintenant prêt à être exploités en fonction de la langue que nous avons choisi, il faut lancer la génération des langues !

Une fois la création des fichiers de langue terminés, vous pouvez exécutez la commande « export LANG=fr_FR.UTF-8 » dans votre terminal Archlinux pour franciser dès maintenant le système et éviter des messages d’erreurs. C’est toujours pratique d’avoir maintenant une interface dans notre langue natale, pour une meilleure compréhension (dans certains cas).

Il faut aussi modifier le fichier « vconsole.conf« , pour que votre terminal Archlinux puisse être francisé d’une part, mais aussi pour qu’il puisse prendre en compte les caractères spécifiques (UTF-8).

Notre système Archlinux chrooté est maintenant francisé, niveau interface console et langage « de base ».

2°) Nom de la machine

Il faut maintenant donner un nom à notre station, pour qu’elle puisse être identifiable sur un réseau, mais aussi pour nous. Il faut pour cela éditer le fichier « hostname« , dans le dossier /etc/.

Naturellement, vous devez changer « nom_machine » par le nom que vous souhaitez donner à votre machine.

3°) Date & heure de la machine

Par défaut, les installations d’Archlinux (tout comme les autres distributions Linux) sont à l’heure universelle « UTC », qui peut être différente de votre fuseau horaire.
Pour éviter d’effectuer des commandes et autres procédures complexes, il est possible de créer un lien symbolique pour le fuseau horaire auquel vous êtes « soumis » :

Dans notre cas, nous prenons Paris – Sachez qu’il n’y a pas vraiment le choix au niveau des villes, puisqu’il s’agit des capitales des pays.

4°) Génération et configuration du Grub

Il faut commencer tout d’abord par créer les « ramdisk », pour gérer et générer correctement les fichiers nécessaires quant à l’utilisation de la mémoire de notre PC.

Il convient de créer le fichier capable de démarrer tous nos périphériques lors du boot de notre machine, tout en détectant le noyau Linux à utiliser / lancer.
La commande est commune à toutes les distributions Linux, y comprit Archlinux.

La génération se fait assez rapidement. Nous devons maintenant passer à l’étape de l’installation des fichiers précédemment créés :

L’installation du GRUB doit se faire sur le disque où vous venez d’installer votre Archlinux. Dans notre exemple, nous n’avons qu’un seul disque – donc /dev/vda.
Notez que l’attribut « –no-floppy » est présent dans la commande : le lecteur de disquette est devenu inutile aujourd’hui pour les systèmes Linux, il n’est donc pas nécessaire de prendre en charge le « port » du lecteur de disquettes.

L’exécution de la commande retourne normalement « Installation terminée, sans erreur« .

5°) Paramétrage spécifique du gestionnaire de paquets

Si vous êtes sur système 64 bits, il peut arriver que vous devez avoir des paquets disponibles principalement dans les dépôts pour les paquets 32Bits. Pour cela, vous devez activer le dépôt « [multilib] » qui vous donne une inter-compatibilité (ou plutôt, des paquets adaptables) 32-64 bits :

Archlinux se base sur l’utilitaire « Pacman » pour installer ses paquets. Toutefois, il existe aussi « Yaourt« , une sorte de Pacman avancé. Cet utilitaire (Yaourt), est plus puissant puisqu’il sait accéder aux dépôts « AUR », les dépôts des utilisateurs Archlinux.

Il faut donc ajouter, à la fin du fichier « /etc/pacman.conf » :

Lorsque le fichier est enregistré et fermé, il est bon d’actualiser la liste des paquets.
Effectuez alors cette commande :

6°) Mot de passe de l’utilisateur « Root »

L’utilisateur « Root » n’a pas de mot de passe par défaut, pour que l’installation se fasse & se gère plus facilement. Pourtant,  il est impératif d’en mettre un, question de sécurité !
La commande de création de mot de passe est commune à toutes les distributions Linux :

Vous devrez saisir une première fois le mot de passe puis une seconde fois pour le confirmer.

7°) Création d’un utilisateur et reboot

L’installation touche bientôt à sa fin !
Nous allons créer notre premier utilisateur, pour avoir un utilisateur lambda sans droits (question de sécurité). De plus, il est obligatoire de créer un utilisateur « simple » sur votre machine, pour pouvoir vous y connecter.

En effet, il n’est pas possible de se connecter graphiquement avec l’utilisateur « root » – Pour cela, vous devez créer un utilisateur lambda, pour pouvoir vous connecter à l’interface graphique d’une part, mais aussi pour sécuriser votre poste en n’attribuant qu’un strict minimum de droits.

Nous avons donc créer l’utilisateur « julien » (à remplacer par votre login personnel, et nous lui avons attribuer un bash, le groupe « wheel« *, puis nous lui avons affecté un mot de passe.

Concernant le groupe « wheel », il s’agit d’un tweak, vous permettant d’exécuter des commandes en utilisant « sudo« , mais sans saisir votre mot de passe ! Pour ce faire, lancez la commande « visudo« , et recherchez la ligne « # %wheel ALL=(ALL) NOPASSWD: ALL« . Pour activer la fonction, enlever le dièse « # » au début de cette ligne.

Si vous préférez avoir une sécurité complémentaire et notamment vis-à-vis du mot de passe, vous pouvez plutôt décommenter la ligne au dessus « # %wheel ALL=(ALL) ALL« .

Pour enregistrer et fermer le fichier, vous devez saisir « dans le vide » ceci :

Et ensuite appuyer sur la touche « Entrer » de votre clavier.
L’utilisateur est maintenant créé, dans le groupe des utilisateurs, et est donc prêt à être « utilisé » ! =)

Nous pouvons maintenant terminer l’installation !

Pour quitter le chroot, vous pouvez soit faire la combinaison de touche « Ctrl + D« , ou tout simplement saisir « exit » dans le terminal.
Juste avant de rebooter, il faut démonter les partitions « boot » et « home« , puisqu’elles ne sont plus utiles à ce moment précis.

Votre Archlinux est aussi prêt à être redémarré !

Votre PC est donc maintenant en phase de redémarrage… On croise les doigts pour le boot !! N’oubliez pas d’enlever le DVD d’installation de votre lecteur !
Si vous avez effectué exactement les mêmes commandes que moi… Félicitations, votre système est maintenant bootable et fonctionnel !.
En effet, j’utilise actuellement le tutoriel que je viens de saisir pour ma machine de tests :-).

8°) Opération de fin d’installation

Nous arrivons (normalement) sur la page de login, sur notre machine Archlinux fraîchement installée. Vous pouvez vous connecter en root, ou avec votre précédent utilisateur créé.

 

Nous sommes donc dans notre nouvelle installation Archlinux ; il faut la mettre à jour une nouvelle fois, pour s’assurer qu’aucune mise à jour n’a été oubliée lors de l’installation. On commande tout d’abord par mettre à jour tous les dépôts de paquets :

Notre système Archlinux est maintenant utilisable !

En effet, le système est prêt, les logiciels de base sont installés, il ne reste plus qu’à afficher l’interface graphique… ou pas ! 🙂

Cet article se base en très grande partie sur l’excellente procédure de Frederic BEZIES, à cette adresse : http://frederic.bezies.free.fr/blog/?p=15095


V. Articles complémentaires

Julien H

Passionné depuis toujours par l'informatique, je transforme ma passion en expertise. J'utilise quotidiennement les outils et systèmes Microsoft. Je ne délaisse pas mon côté ouvert, notamment via l'utilisation des OS Debian et Archlinux. L'infosec m'ouvre les yeux sur les enjeux actuels et futurs de l'IT.

2 Comments

    1. Hello ! En effet et pour ne rien cacher, j’ai utilisé à la base la (superbe) doc de Frederic pour m’aider à installer Archlinux pour la première fois ; Je vais re-jeter un œil pour mettre à jour la mienne…
      Merci pour le partage / info !! 😀

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