Suite à la partie 6, il est temps de dévoiler un peu ce qui se cache derrière ce projet de changement de PC…

Pour la faire courte : nouvelle configuration à base d’AMD !! Oui, j’ai toujours dit que je ne souhaitais pas re-tenter l’expérience AMD, aussi bien côté CPU que GPU… Finalement, la nouvelle configuration aura un CPU autre qu’Intel.


Que s’est-il passé ?!

J’ai recherché pendant quelques jours (voir semaines…) quant à une nouvelle configuration – en regardant les nouveautés côté Intel et leurs i7 / i9, je n’ai pas eu d’effet « woaw ». En plus des perfs qui ne sont pas forcément très honorables, le coût est VRAIMENT trop élevé pour ce que c’est. A un moment, je peux comprendre que les pièces haut de gamme aient un prix élevé mais pas autant que ça l’est pour ces i7 / i9 de 9e génération.

En discutant avec quelques collègues et amis, on s’est rendu compte qu’Intel dormait bel et bien sur ses lauriers, se sentant intouchable… Ce qui était le cas mais plus maintenant ! AMD et ses Ryzen sont revenus en force sur le marché des CPU grand public et tant mieux ; le départ a été un peu compliqué mais la « Gen 2 » des Ryzen vient asseoir la position d’AMD sur le marché.

Pour la modique somme de 300 €, vous avez un CPU 8 coeurs / 16 threads, capable de supporter des fréquences de RAM à plus de 3 Ghz – côté Intel, il faut aller sur l’i7 9900k à… plus de 500 € ! 500 €, c’est le prix d’un Ryzen 7 2700 et d’une carte-mère !! Le choix est très vite fait…
Alors oui, ce qui est reprochable à AMD, c’est de ne pas encore gérer complètement la « nested virtualization » (virtualiser dans un hyperviseur virtualisé) mais honnêtement, cette fonctionnalité est très peu exploitée.

J’ai donc fait le pari de faire une configuration plus puissante que la précédente, avec un budget qui était à la base maîtrisé (spoil : il ne l’a pas été du tout) et permettre de virtualiser à un niveau supérieur qu’auparavant (c’est-à-dire, plus de VM d’un coup, sur la même tour).


La configuration choisie

  • CPU : AMD Ryzen 7 2700
  • Carte-mère : ASUS ROG Strix X470-F
  • RAM : 2x 2×8 Go DDR4 3200 Mhz CL15 – Kingston / 32 Go DDR4 non-ECC
  • GPU : MSI RTX2060 Gaming Z 6G
  • SSD système : M.2 type 2280 / PCI-e 4x – Transcend 220s 512 Go
  • SSD data (VM) : SATA3 – Samsung 860 EVO 1 To
  • HDD data (données « froides ») : SATA3 – Western Digital Caviar Black 2 To (128 Mb de cache)
  • Ventirad : air-cooling d’origine, en attente d’un projet de water-cooling all-in-one
  • Alimentation : Enermax 650w modulaire 80 PLUS Gold

En soit, une petite configuration sympa, qui permet au moins de lancer un Notepad++ et quelques onglets de Chrome sans trop de soucis…


Quelques explications sur les choix

Carte-mère et CPU, c’est le combo à mes yeux « utime ». Pour moins de 450 € selon les « deals », vous avez une base de système qui sera durable (au moins 3 ans) dans le temps. En effet, les Ryzen 3 qui devront sortir cette années seront compatibles avec la plateforme X470 ! De quoi faire un « kit évolution » par la suite…
Pas de 2700x, compte-tenu des 16 threads disponible, l’overclocking n’est pas nécessaire, en plus d’avoir un TDP plus important pour apporter très peu de perfs en plus…

Côté RAM, la Kingston choisie est sobre (pas de RGB LOL) mais bien cadencée avec un temps de réponse court. La RAM ne sera pas poussée à 3200, plutôt à 2933 qui est recommandé par AMD pour une optimisation optimale.

La carte graphique, c’était un peu l’inconnue et la surprise. Je ne pensais pas du tout partir sur une RTX (le DLSS et le Ray Tracing ne m’intéresse pas) et je comptais plutôt prendre une 1660 Ti… Puis l’occasion a fait le larron, la RTX est apparue devant moi et me disant que je souhaitais une configuration « future-proof »… Ok, j’avoue aussi m’être fait un peu poussé par les collègues pour prendre un gros truc – je suis influençable…
L’idée, c’est aussi de changer d’écran par la suite, vers un 2K…

Quant aux disques durs système et data, il y a un petit tour à jouer derrière. AMD a acheté une société concernant le stockage et en a sorti la technologie « StoreMI ». En gros, vous couplez un disque dur mécanique avec un SSD (quel que soit le type) et vous aurez la rapidité d’un SSD avec la capacité d’un disque dur mécanique. Ce n’est ni un RAID, ni un SSD caching, plutôt une sorte d’auto-tiering. Je veux tester cette technologie, voir les apports, faire des bench… pour ensuite en faire un retour ici sur CZS !

Si vraiment la technologie StoreMI ne me plait pas, je peux toujours revenir en arrière et laisser uniquement l’OS sur le SSD PCI-e et garder les 2 To mécanique pour en faire un disque dur de données froides / ne nécessitant pas d’accès disque importants. Affaire à suivre.


Voilà un peu où ça en est ! C’est aussi pour cette raison que les articles sont bien moins nombreux en ce moment et qu’il n’y a plus de tutos à proprement parlé depuis (trop) longtemps.
La suite au prochaine épisode – la découverte des pièces et le montage !