kDrive est devenu le service où je stocke mes fichiers en ligne, de façon sécurisée et fiable. Explications.

Avoir un espace de stockage en ligne (souvent appelé « drive ») est de plus en plus utile. Ici, je vous propose mon retour d’expérience quant à kDrive d’Infomaniak.


kdrive infomaniak

Avant tout chose, je tiens à préciser qu’il n’y a aucune affiliation, aucun partenariat ni aucune rémunération. De plus, cet article n’a pas pour vocation d’être un manuel d’exploitation de kDrive.

Contexte

Etant utilisateur du web depuis tout petit (2001 pour être précis), j’ai vite exploité les services en ligne et gratuits de stockage de données. Ça a commencé avec un FTP et les pages perso.free.fr, il y a eu des migrations vers des serveurs dédiés et autres VPS, des hébergements mutualisés… Bref de nombreux essais ont été effectués.

Lorsque Google a annoncé ses services de stockage en ligne de fichiers, je n’en voyais ni l’intérêt ni ne comprenais le principe de fonctionnement. Avec l’âge et les usages évoluant, l’exploitation de ce type de service est devenu déterminant et indispensable dans mon quotidien.

Les services que j’ai utilisé en particulier sont ceux de Google (Gdrive) et Microsoft (OneDrive), aussi bien dans les versions gratuites que les versions payantes par abonnement. De plus, étant professionnellement dans le domaine informatique, j’ai pu mettre en place et exploiter ces services pour des entreprises ayant ce besoin spécifique.

En soit, je n’ai rien à reprocher vis-à-vis de ces deux services mentionnés, chacun d’eux répondant parfaitement à mon besoin selon le système d’exploitation utilisé.


Genèse de la migration

Depuis des années, les services de Google et Microsoft (entre autres) stockent vos fichiers et leurs contenus sur leur différents serveurs et peuvent y avoir accès, grâce au Patriot Act américain. Le sujet n’est pas de débattre sur ce consensus.

Les nombreuses actualités depuis 2014 concernant l’exploitation des données et leur revente à de trop nombreux tiers sans intérêts font aussi réfléchir et pousse à trouver de nouveaux services plus respectueux de nos données.

Avec le temps, j’ai eu envie de changer mes habitudes et les outils que j’utilisais, tout simplement pour voir ailleurs. Il existe une multitude de fournisseurs de stockage en ligne, notamment Dropbox, MEGA, pCloud et j’en passe.

Mon choix s’est porté sur kDrive d’Infomaniak, une entreprise Suisse qui a un attrait de plus en plus intéressant à mes yeux.

Avant d’entammer la migration, le regard s’est aussi porté sur l’interopératibilité. Le but est d’utiliser le service qu’importe l’OS ou le matériel, que les données puissent être accessibles même hors ligne et sans restriction.


Présentation d’Infomaniak et de kDrive

A la base un club informatique Suisse avant 2000, les deux protagonistes à l’origine d’Infomaniak ont fini par créer une boutique de vente de matériel informatique, pour élargir ensuite la palette de services avec l’hébergement de site web et de nom de domaine. Ces offres seront étoffées par des service de radio et de streaming pour en faire un leader en Europe. S’en suivront de nouveaux services comme kDrive, kMeet, des NAS Synology hébergés dans leurs locaux ou encore du housing et de la location de serveurs dédiés.

infomaniak logo vector

Infomaniak est pleinement propriétaire de 3 datacenter en Suisse. Le contrôle du matériel et des logiciels est total. Présente dans le paysage du cloud depuis plus de 15 ans, je vais mettre l’accent sur l’outil de stockage en ligne « kDrive ».

Puisque le siège sociale et le socle technique sont en Suisse, l’éthique est plus appréciable et surtout bien plus cohérente avec le besoin de vie privée dont nous faisons face aujourd’hui.


Comme ses concurrents, Infomaniak propose un service gratuit et payant par abonnement, selon vos besoins et capacités. Pour ma part, j’ai sélectionné l’abonnement kDrive « solo » à 6 € TTC mensuel, soit environ 65 € TTC par an. La création d’un compte est gratuite, en plus de vous donner l’accès à une adresse e-mail privative (gratuite à vie) en @ik.me.

Avec un stockage de 2 To, c’est très largement suffisant pour la majorité des besoins. Cette volumétrie va permettre non seulement de stocker mes données mais aussi les sauvegardes de mes machines physiques et virtuelles. Il n’y a pas de limite en soit quant aux données stockées (sauf les fichiers explicitement illégaux, ça va de soit).

  • En fonction du type de fichier stocké, kDrive vous proposera de l’afficher ou le modifier ; c’est le cas notamment pour les documents texte, qui s’ouvriront dans une instance OnlyOffice.
  • Les fichiers médias comme les photos, les vidéos et les musiques seront aussi lisibles directement depuis le stockage, sans extension ni logiciel particulier.
  • Stockage en ligne oblige, vous aurez la possibilité de générer des liens de partage (lecture seule ou lecture/écriture) pour vos dossiers et fichiers.
  • Une corbeille et un versionning des fichiers est activé, vous permettant de limiter la perte de vos données en cas de mauvaise manipulation par exemple.

Comment ça s’est passé ? Quels sont les besoins ?

Je ne suis pas un gros consommateur de données ; en soit, mon besoin de stockage est en moyenne d’une 50 aine de Go. Tout ce qui m’importe, c’est avoir ce stockage à ma porté, sur n’importe quel type de matériel et n’importe quel système d’exploitation en tout temps.

N’étant pas (encore) utilisateur des fonctionnalités type « Agenda » ou encore « Notes », je ne saurai me prononcer dessus. En soit, ces fonctionnalités sont disponibles au travers de votre adresse de messagerie @ik.me créée précédemment.

Pour passer d’un cloud à l’autre, l’opération a été simple : un copié/collé d’un dossier à l’autre et le tour est joué ! Pour ce coup, vive la FTTH.

Sur le PC

Que ce soit fixe ou sur PC portable, aucun problème. Ayant plusieurs machines sur divers OS, j’ai pu exploiter kDrive aussi bien sous Windows 11 que sous Archlinux ou encore Ubuntu 20.04 LTS. La partie Linux n’était finalement pas si compliquée que ça, je vous suggère d’ailleurs d’aller voir un petit article (CZS) pour se faire.

Les installations sont faciles, l’exploitation tout autant. Durant ces mois d’utilisation, je n’ai eu aucun problème de synchronisation ni même de fichiers corrompu.

Option intéressante, la possibilité de ne synchroniser que tout ou partie de votre stockage. Si vous le souhaitez, seuls les fichiers vraiment utilisés et nécessaires seront sur votre machine locale, les autres fichiers resteront alors « dans le cloud« .

kdrive sync explorer

Côté mobile

Détenteur d’un appareil Apple, l’installation de l’application kDrive (qui est gratuite) s’est faite sans encombre et son exploitation de même. La connexion s’est effectuée via le couple identifiant / mot de passe (mail @ik.me) et en quelques instants, tout est OK.

Une option que j’ai activé concerne les photos. Aujourd’hui sur les mobiles, vous pouvez envoyer directement vos clichés dans un stockage en ligne, permettant de garder ainsi suffisamment d’espace de stockage pour les autres applications. Les précédentes photos capturées peuvent elles aussi être ajoutées dans le drive (une option vous sera affichée, vous proposant le choix de migrer les photos vers l’espace de stockage type cloud).

Chaque jour, j’utilise l’application mobile pour modifier ou déplacer des fichiers ou encore utiliser mon fichier .kbdx : aucun problème de synchronisation jusqu’alors. C’est adopté et validé.


Verdict après plusieurs mois

Aucun problème, aucune déconnexion ni aucun fichier corrompu. Tout se passe pour le mieux, même après avoir réinstallé une dizaine de fois mes PC (oui).

Je suis vraiment plus que satisfait du service kDrive. Je ne pourrai me prononcer sur le support, n’ayant pas eu besoin de contacter les équipes. En soit, un mal pour un bien.

Il s’agit d’un service que je recommande à quiconque souhaitant bénéficier d’un service fiable, peu coûteux compte tenu de la qualité et ayant des conditions d’utilisation claires et précises. Au besoin, la création de compte se passe ici = https://welcome.infomaniak.com/signup/ikdrive/steps.

Pourquoi ne pas utiliser un serveur dédié ou s’auto-héberger ?

Avoir son serveur dédié est enrichissant techniquement. Entre la gestion du service chez l’hébergeur, la sécurité à mettre en place et à affiner avec le temps, la gestion de l’OS… bref vous voyez la chose.

Pour reprendre les dires d’un collègue:

je ne souhaite pas passer du temps chez moi à configurer des machines et des services, j’en fais déjà assez au bureau et je préfère être tranquille une fois à la maison, utilisant des services sur lesquels je peux compter.

La question du coût se pose aussi. Un serveur dédié coûte matériellement une certaine somme d’argent, en plus de l’énergie nécessaire, ce qui n’est pas négligeable une fois les comptes faits. L’investissement temps / argent est, à mon avis, mauvais.


Je pense avoir fait le tour du sujet – n’hésitez pas à laisser un commentaire si vous souhaitez un complément d’information ou éclaircir un point particulier.

Auteur

Bercé par l'informatique depuis mon plus jeune âge, je transforme ma passion en expertise.

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